Biographie de Gérard Bekerman

Découvrez l’interview réalisée le 5 Décembre 2007, par YANN VERDO sur Les Echos: les 3 vies du nouveau président de l’AFER

Qui êtes-vous, Gérard Bekerman ?

Adhérent de l’Afer depuis 1987, Administrateur depuis 2005 et Président depuis 2007.

Universitaire de renom, j’ai débuté ma carrière comme assistant de Raymond Aron au Collège de France. Je l’ai poursuivi comme professeur en visite à UCLA (University of California Los Angeles) et au M2 de Techniques Financières de l’Université de Paris 2 que j’ai dirigé jusqu’en 2014. Je suis aujourd’hui directeur de la Chaire Essec Finance. Je suis l’auteur de nombreuses publications scientifiques sur les modèles mathématiques de valorisation d’options et d’ouvrages qui font autorité parus aux Presses Universitaires de France sur les comptes publics et les sujets monétaires et financiers internationaux.

Je suis également diplômé de l’Ecole Normale de musique et fondateur du Concours international des grands amateurs de piano, évènement culturel que je préside et qui réunit chaque année à Paris des candidats venus du monde entier.

Vous habitez : une petite rue à Paris, si loin de mon amour des régions de France

Vos enfants : Céline, Adrien et Florent

Vos qualités : probablement pas assez

Vos défauts : sans doute trop

Votre dernier film : hélas, il doit remonter à dix ans

Un auteur : Pascal

Une valeur : l’amitié

Un but : convertir le mal en bien

Votre dernier achat : un manuscrit de chants grégoriens du 16e siècle

L’argent : ce n’est pas l’argent qui permet de distinguer qui a du mérite et qui n’en a pas (Brutam quia dignum atque indignum nequeat internoscere).

Votre ville préférée : Bayreuth, en Bavière

Votre revue : Commentaire

Une faiblesse : ma passion, le piano

Vos week-ends : la famille

Votre sport : entre l’OL, l’OM et le PSG, on se dispute souvent à la maison

Ce qu’il ne faut pas faire : contrarier la nature des choses

Le siècle que vous aimeriez vivre : le XXIIe, mais il y a peu de chance… le nôtre me plait

Le mal du siècle : la perte du sens des convenances

Une reconnaissance : celle de la compétence et de l’efficacité

La politique : l’individu sait mieux que l’État ce qui est bon pour lui

Le meilleur économiste : certainement pas moi ; peut-être Hayek

Un bon gouvernement : celui qui s’abstient de trop décider

Et Sarkozy : enfant, il adorait jouer à la pétanque avec moi sur les plages de Pontaillac car j’étais un fin pointeur, lui avait d’autres qualités, il l’a prouvé…

Vous aimez : servir

Votre devise : l’histoire résulte moins de la volonté des hommes que de la nécessité des choses

Une humiliation : ne plus être libre

Vous étiez à l’Elysée le 17 décembre dernier ; qu’avez-vous dit ? Que je préfère 1 euro dans la poche de nos 700 000 Adhérents plutôt que dans celle de l’État

Et pour finir ? Pour finir, j’aimerais bien citer Montesquieu :  » Je souhaite avoir des manières simples, recevoir des services le moins que je puis, et en rendre le plus qu’il m’est possible » (Oeuvres, Pensées diverses, T.7, p.253)